HERB’IÇANA©

 

Herb’Içana© est le premier Centre International pour la valorisation équitable de la biodiversité et la conservation du Patrimoine naturel d’Amazonie : créé par le PISAD, il est en cours d’implantation en partenariat avec des communautés Índios, au Nord-Ouest de l’État d’Amazonas, Brésil. L’objectif est de créer rapidement des sources de revenus, des activités contribuant à l’inclusion sociale des communautés Índios et une économie locale autosuffisante pour leur développement durable.
L’impact de cette nouvelle économie verte sur leurs communautés est traité avec des Leaders amérindiens au sein du Comité d’observance et d’éthique incluant le « Conseil des Sages » amérindiens. Ils sont demandeurs de ces nouvelles activités pour assurer leur avenir ; les associer à leur mise en place est primordial car ils savent mieux que nous ce qui est bon pour eux. De plus, ils souhaitent et sont en mesure de prendre leur destin en main.

 

LE CENTRE DE COLLECTE ET INVENTAIRE DE PLANTES MÉDICINALES

L’Herb’Içana© a vocation à collecter avec les Índios les plantes amazoniennes sur les sites naturels, de les caractériser, de gérer et conserver les collections de plantes médicinales, aromatiques et à parfums et d’autres plantes tropicales d’Amazonie. Son herbarium sera référencé au niveau international et contribuera à l’inventaire mondial de la biodiversité (base de données Global Biodiversity Assessment), sous l’égide des Nations-Unies. Le centre pourra fournir des échantillons biologiques et les connaissances qui y sont associées pour la recherche et la valorisation économique et, en accord avec le CGEN, Conseil National de Gestion des Ressources Génétiques, pour l’application de la PNB (Politique Nationale de Biodiversité), la Politique Nationale des Biotechnologies et la Politique Nationale pour le Développement Durable des Peuples Traditionnels, mettra à disposition des partenaires un catalogue de plantes (COV + OMPI). Le centre a également une mission pédagogique et culturelle : il accueille des classes natures pour l’apprentissage des sciences naturelles, des ateliers de formations participatives proposés par le PISAD et il reçoit des visiteurs et des ethno-éco-touristes.

 

CONSERVATION DES ESPÈCES PROTÉGÉES

En relation de partenariat avec les conservatoires botaniques brésiliens, des agronomes, des biologistes et des botanistes…, les Índios taxonomistes, gardiens de la biodiversité et du patrimoine naturel aménagent un arboretum et des serres pour la conservation des espèces rares et des variétés naturelles endogènes sélectionnées par eux et les Scientifiques pour leur intérêt médicinal, odoriférant, nutritionnel, ornemental, et la création de nouvelles variétés…

LA BÂTISSE

Lampadaire Solaire

Lampadaire Solaire

La bâtisse centrale, construite en hauteur s’élève dans la clairière du village. Toute proche de la rivière, son accès est facile pour les Índios des tribus voisines qui se déplacent en pirogue et pour l’hydravion qui dépose les scientifiques venant y travailler quelques jours avec les Amérindiens dans le cadre des Programmes.

 

ECOTECHNOLOGIES

Un géomètre brésilien et un ingénieur de génie civil réalisent l’étude du sol et l’étude hygrométrique, les travaux d’aménagement du terrain, du traitement de l’eau, des accès à l’eau courante, l’installation des panneaux d’énergie solaire et du système d’éclairage écologique.

L’HÉBERGEMENT DES SCIENTIFIQUES, DES PARTENAIRES ET VISITEURS PRIVILÉGIÉS

Maisons construites par les Índios dans le style local

Maisons construites par les Índios dans le style local

A environ 200 mètres du village, les équipes du PISAD venues travailler pour l’Herb’Içana© séjournent dans les maisons construites par les Índios dans le style local avec des matériaux naturels qui se fondent parfaitement dans le « Jardin-Forêt » alentour.

 

UNE IMPLANTATION DANS UN VILLAGE INDIEN AU CŒUR DE LA FORÊT AMAZONIENNE

L’implantation d’Herb’Içana© a été décidée par le PISAD – Professeur Meyer avec les Caciques et Medicine-men d’une dizaine d’ethnies Índios impliquées à part entière et les acteurs du développement amazonien. Les Territoires Indigènes de l’Alto Rio Negro sont drainés par les affluents des fleuves Içana, Rio Negro, Tiquié, Papuri et Uaupés… Au Nord, descendant le massif montagneux des frontières de la Colombie, du Brésil et du Venezuela, le fleuve Içana traverse l’une des contrées les mieux préservées de l’Amazonie où vivent les ethnies qui accueillent notre première Plateforme d’activités Éco-Ethno-Biotechnologiques©. Dans cette région sur la ligne de l’équateur, le climat est chaud et humide et il n’y a que deux saisons : la saison des pluies et la saison sèche. Durant les crues des milliers de rivières se forment avec la montée des eaux (les igarapés), inondent les forêts et s’assèchent lors de la décrue. Ces crues saisonnières submergent les basses terres des vallées formant de petits lacs en pleine forêt : les igapós. Les cîmes des grands arbres de cette forêt vierge, tel l’Angelim-pedra (Dinizia excelsa), qui peut atteindre 60 mètres de haut et dont le tronc fait environ 2 mètres de diamètre, forment la canopée extraordinaire de cette région du monde. La mine de connaissances en sciences naturelles des Índios est précieuse pour identifier, observer et étudier les myriades de plantes médicinales, lianes, fleurs, insectes, papillons… non répertoriés par la Science et contribuer à l’inventaire mondial de la biodiversité dans le cadre de la PNB du Brésil et du GBA des Nations Unies.

PLATEFORME D’ACTIVITÉS ÉCO-ETHNO-BIOTECHNOLOGIQUES© HERB’IÇANA©

La Plateforme d’activités éco-ethno-biotechnologiques Herb’Içana© est un pôle unique de savoir-faire techniques, scientifiques et de compétences humaines. Cette plateforme pilote à but non lucratif associe recherche & développement et formation participative pour les Índios sur les terres indigènes. Elle accueille les équipes de scientifiques et ingénieurs des centres d’excellence, partenaires européens et brésiliens du PISAD et des membres des communautés Índios et des organisations indigènes locales (BR). Ses infrastructures seront en connexion directe avec les instances gouvernementales de surveillance et de protection de l’Amazonie permettant ainsi de protéger les biotechnologies et les bioproduits à haute valeur ajoutée contre toute atteinte.

L’UNITÉ HERBARIUM SCIENTIFIQUE, PÉDAGOGIQUE ET CULTUREL INDIGÈNE

L’Unité Herbarium Scientifique, Pédagogique et Culturel Indigène (H.S.P.C.I.) du PISAD n’est pas un Herbarium conventionnel. Il est équipé des nouvelles technologies de laboratoire nécessaires aux analyses biochimiques, d’ordinateurs et d’une infrastructure Internet. C’est un centre qui accueille notre Programme Valorisation de la Nature et de la Biodiversité et regroupe des activités de recherche avec les Scientifiques des centres d’excellence partenaires : l’inventaire et l’étude de la biodiversité, la systématique des plantes et des microorganismes ; l’étude du profil phytochimique des plantes médicinales prometteuses analysées et sélectionnées pour enrichir le catalogue de bioactifs pharmacologiques, cosmétiques, nutraceutiques disponibles dans la base de données collective des membres. In situ, les Índios formés à la Taxonomie scientifique procèdent à la sélection des espèces de plantes et à leur enregistrement dans les fiches techniques du PISAD selon une double classification :

– celle des savoirs traditionnels selon les critères d’identification botanique utilisés par les Índios, la numérisation des données comprenant les Mythes associés aux plantes médicinales, les procédés de traitement des plantes amérindiennes (Taxonomique vernaculaire).

– celle des critères d’identification de la science occidentale (Ethnobotanique, Ethnopharmacologie…). Les Índios y indexent une Bibliothèque d’Exsicate (plantes séchées), constituent des herbiers, pour in fine participer à l’Inventaire Mondial de la Biodiversité (GBA, Global Biodiversity Assessment)… Cet instrument local privilégié pour le Biodiversity Indicator Partnership est propice à la diffusion des connaissances non confidentielles sur les plantes médicinales, aromatiques et à parfums amazoniennes sélectionnées, cultivées et exploitées dans la Région et à la diffusion du Savoir ancestral sur la Nature des ethnies Índios, et des Peuples Premiers en général.

 

L’UNITÉ BIOTECHNOLOGIES VERTES ET BIOPRODUCTION D’EXTRAITS VÉGÉTAUX

Cette unité comprend un laboratoire équipé des appareils de contrôle de laboratoire de base et une serre instrumentée des technologies et des structures de bioproduction, d’une cuve de distillation et de purification. Dans cette unité, les Scientifiques, les Medicine-men, les biotechnologues et les Índios Bioproducteurs adaptent les biotechnologies vertes aux plantes prometteuses amazoniennes sélectionnées pour leurs métabolites secondaires (alcaloïdes, flavonoïdes, coumarine…) dont les bioactifs offrent un intérêt industriel très élevé. Le processus de bioproduction via ces biotechnologies vertes est respectueux des plantes médicinales tropicales qui sont cultivées ici dans leur milieu d’origine : les principes actifs sont produits et récoltés à partir de plantes vivantes qui continuent de vivre après chaque récolte et non pas, comme d’autres techniques le font depuis longtemps, à partir d’une matière végétale broyée issue de plantes mortes qui ont été arrachées à la terre. Avec des contrats protégeant les droits de propriété intellectuelle des Índios et des Scientifiques, y compris la copropriété des brevets ultérieurs Scientifiques/Índios, le PISAD met au point les pilotes de culture, les formules qui améliorent le taux de rendement de la production de molécules végétales naturelles aux propriétés thérapeutiques, dermo-cosmétiques, phyto-sanitaires, aromatiques, bio-colorantes. Les premiers échantillons d’extraits végétaux « Biotech Prod » pourront être produits in situ, en seulement 14 ou 18 mois. Les plantes sélectionnées seront ensuite cultivées à plus grande échelle dans des serres de bioproduction d’extraits végétaux hautement purifiés approvisionnant l’industrie cosmétique, parfumerie, pharmaceutique, nutraceutique sur le marché international.

FORMATION PARTICIPATIVE ET SOLIDAIRE

Notre approche globale du développement durable soutient l’éducation des jeunes Amérindiens et la formation professionnelle des Índios des communautés qui accueillent notre Plateforme d’activités Eco-Ethno-Biotechnologiques©, car leurs villages sont très éloignés des centres académiques des grandes villes situées à plusieurs heures d’hydravion ou plusieurs jours de bateau. Notre responsabilité est d’associer le meilleur de la Culture de la Nature au meilleur de la Culture Scientifique occidentale et leur rendre plus facile le processus d’émancipation que procurent l’éducation et le savoir, afin qu’ils aient la liberté d’utiliser leurs connaissances et leurs compétences pour choisir leur destinée, bénéficier de revenus, créer des biens d’échanges économiques et des œuvres artistiques et culturelles, tels que présentées dans nos Programmes. Le parcours de formation participative proposé aux Índios par PISAD est de 1000 heures, basé sur 13 Modules d’initiation, d’apprentissage général et spécialisé de 80 heures chacun et de 32 activités intégrées pour l’éducation, l’enseignement des sciences et le développement des compétences des Índios, déjà qualifiés de « Gardiens de la biodiversité », dans les métiers verts.

 

UNE PASSERELLE DE CERTIFICATION DES COMPÉTENCES

Les contenus pédagogiques et la psychopédagogie des formations sont spécialement adaptés, sur le terrain, avec les spécialistes de l’Institut du Développement Durable de l’État d’Amazonas (IDAM) et les formateurs Índios qui acquièrent des méthodologies et participent pleinement à la production du matériel pédagogique (CD, films, réalisation des supports “pédagogiques”, manuels “éducatifs”…) à utiliser. Les premiers modules de formation participative commencent avec le Pr. Meyer et ses partenaires scientifiques, lorsque le PISAD installe l’Unité Herbarium Scientifique, Pédagogique et Culturel Indigène et l’Unité biotechnologies et bioproduction d’extraits végétaux. Ensuite le training des Índios est relayé et se poursuit avec les spécialistes des technologies végétales et enseignants des sciences de la vie et de la terre Brésiliens, formateurs informatique… de l’IDAM et d’autres formateurs métiers. Les Índios ayant suivi des formations avec les Scientifiques du PISAD – IDAM (Institut du Développement Durable de l’État d’Amazonas) recevront des crédits (Unités de Valeur Capitalisables) pouvant être reconnus par l’État validant la formation professionnelle qualifiante reçue. Ces crédits donneront aux Índios la possibilité d’accéder à des formations existantes dans les cursus académiques pouvant conduire aux diplômes des “métiers verts”.

MÉTIERS VERTS DE NOUVELLE GÉNÉRATION

L’environnement professionnel du centre de développement Herb’Içana© est un environnement d’excellence et d’exigence, celui d’une culture de réseau et du « travail du savoir » en mode coopératif, dans le cadre de projets juridiquement bien encadrés. Notre univers sur la Plateforme d’activités éco-ethno-biotechnologiques© en Europe et au Brésil avec les Peuples premiers Índios, est stimulant et passionnant par la richesse des expériences partagées dans lesquelles s’expriment la magie de la rencontre de l’altérité et des relations pluridisciplinaires, multiculturelles, intergénérationnelles et solidaires.

Les Programmes mobilisent une grande diversité de métiers et de talents qui peuvent s’épanouir dans de nombreux domaines d’activités: Botanique et gestion des collections des plantes amazoniennes ; Biologie moléculaire et découverte de nouvelles molécules ; Bioinformatique et référencement des plantes ; Horticulture spécialisée de plantes médicinales ; Agronomie et développement des biotechnologies vertes pour la production de principes actifs ; Marketing et création de produits de beauté haut de gamme eco-friendly ; Logistique et distribution sur le marché international… Le développement des lignes de bioproduits crée des emplois verts en France et dans les régions des forêts à haute valeur naturelle d’Amazonie et Mata Atlântica où ils renouvellent les fonctions de véritables «gardiens de la biodiversité» exercées par les Índios, dans la mesure où ces fonctions structurent leurs sociétés autour du bénéfice communautaire, dans le respect des lois de la Nature.

 

MODÈLE GAGNANT-GAGNANT DE PARTAGE ÉQUITABLE DES BÉNÉFICES

L’approche innovante Cogni’Índios© permet d’articuler des techniques ancestrales aux procédés modernes de manière à créer des produits bioactifs de pointe… L’objectif du PISAD est de créer des pilotes opérationnels de bioproduction à but non lucratif en assurant les transferts de technologies et la mise en place d’activités biotechnologiques et économiques. Lorsque l’organisation éthique et la viabilité de ces structures pilotes sont stabilisées le tutorat exercé par le PISAD cesse. Ces centres de bioproduction deviennent alors des sociétés dont les actionnaires sont les coopératives Índios et  des entrepreneurs ‘verts’ ; cette dynamique d’acteurs permettant ainsi de créer une économie locale verte indispensable au développement ‘soutenable’. Le PISAD  est l’intermédiaire qui établit les Joint-Venture entre ces partenaires. Ces conventions assurent – pour la protection des Índios – un partage équitable des bénéfices générés par la coopération Scientifiques/Índios/Industriels partenaires, coopération basée sur le respect de la culture des Índios et la non dénaturation de leurs mythes fondateurs et protecteurs de l’Homme et de la Nature. Ce Modèle présente l’avantage suivant : au lieu de ne recevoir des royalties qu’in fine,  après les nombreuses d’années nécessaires avant que des partenaires n’obtiennent l’Autorisation de Mise sur le Marché d’une molécule thérapeutique, ce qui engendrerait – dans les meilleurs des cas – une arrivée en bloc d’une importante somme d’argent qui ne pourrait être gérée correctement par les tribus Índios encore sous tutelle d’État, les Índios participent immédiatement à la production initiée au sein de la Plateforme d’activités Eco-Ethno-Biotechnologiques© et la clause spécifique de “Rémunération du Savoir Índios” est honorée dès les premiers extraits végétaux produits. Le PISAD traite avec les parties prenantes partenaires les contrats de bioproduction en sous-traitance des extraits végétaux naturels hautement purifiés pour les bioproducteurs Índios. Comme le volume de la production s’étale sur 2 ou 3 années, cela permet d’intégrer les coopératives des communautés Índios, de mettre en place les formations et les modalités de gestion, de préparer la fabrication de lignes de biocosmétiques et de nutraceutiques produits en Amazonie et leur commercialisation par un réseau de distributeurs exclusifs sur le marché national et international. Novateur sur le plan sociétal, le système de rétribution et de répartition équitable proposé entre les parties « va permettre aux Peuples de la forêt et aux sociétés industrielles brésiliennes et internationales de parler le même langage et d’avoir le même objectif : produire de la richesse économique et sociale durable tout en préservant les forêts primaires indispensables à notre Planète ».

 

LA TECHNOLOGIE AU SECOURS DES ÍNDIOS – CO-PATERNITÉ DE BREVETS

Dans la Plateforme d’activités Éco-Ethno-Biotechnologiques© l’adaptation de la  biotechnologie sélectionnée – et d’autres biotechnologies vertes – se fait avec l’apport des savoirs ancestraux Índios. Ces opérations sont dirigées par le Professeur Meyer, les membres fondateurs du PISAD et ses partenaires. Dans le but de mettre au point de nouveaux procédés de bioproduction d’actifs naturels, les biotechnologues et scientifiques du PISAD se concentrent sur les améliorations que les savoirs ancestraux des Índios apportent aux procédés biotechnologiques sélectionnés pour la mise au point de nouvelles biotechnologies vertes – en co-brevet avec les Índios partenaires – et sur la création d’un répertoire de molécules actives naturelles. Le PISAD garantit que ce patrimoine immatériel de secrets médicinaux associé à la biotechnologie sélectionnée entre dans un processus de brevetabilité par des protocoles rigoureux protégeant les droits de propriété intellectuelle, y compris la copropriété des brevets Índios/Scientifiques, et des modèles de partage équitable des bénéfices.