LE SORT DE L’AMAZONIE ET L’AVENIR DES AMÉRINDIENS - ÍNDIOS - SONT NÉCESSAIREMENT LIÉS

Sommets après Sommets de chefs d’États, la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, la réduction de la pauvreté, le respect des droits et savoirs des peuples autochtones sont proclamés ; mais, les actions concrètes sur le terrain sont trop rares car le problème est extrêmement complexe.

Le défi du développement durable consiste toujours à concilier le développement d’une prospérité économique et sociale tout en préservant les capacités d’auto-régénération de la Nature pour les générations futures.
Première réserve mondiale de biodiversité, l’Amazonie est le berceau des plantes médicinales et toxines animales rares, dont les molécules naturelles sont utiles pour les médicaments du futur, la santé et le bien-être humain. Ses Peuples premiers, les Índios, vivent dans ces forêts depuis des millénaires et subissent le rétrécissement et la dégradation de leur habitat, bien que 13% du territoire brésilien ait été déclaré réserve indigène. Comme d’autres Peuples des forêts dans le monde, les ressources de subsistance et les produits d’échanges économiques qu’ils tirent de la forêt sont bien loin de couvrir leurs besoins actuels et d’assurer ceux de leurs descendants. Les chefs amérindiens partenaires du PISAD sont demandeurs de solutions pratiques adaptées à leurs besoins pour améliorer les moyens d’existence de leurs communautés et continuer à vivre en paix sur la Terre de leurs ancêtres, d’où la nécessité impérieuse de nouvelles sources de revenus provenant d’une valorisation biotechnologique de la biodiversité d’Amazonie basée sur leurs savoirs traditionnels.
Pour réussir cette conciliation, nous avons créé un modèle basé sur 3 Acteurs : Amazonie, Índios et Scientifiques. Cette “Triade”  est le terrain d’action d’une alliance inédite entre les medicine-men Índios et les Scientifiques des centres d’excellence partenaires pour l’alliance des Savoirs ancestraux sur les plantes médicinales et des Biotechnologies avancées respectueuses de l’environnement. Cette alliance pionnière, et les partenariats noués par le Prof. Dr. Meyer avec des sociétés européennes et brésiliennes, soutiennent les opérations de transferts de technologies vertes conduites avec les Scientifiques et les organisations indigènes dans le cadre des Programmes du PISAD. L’objectif est de permettre aux Índios d’Amazonie de participer à l’économie mondiale en tant qu’acteurs primordiaux de l’innovation dans le domaine de la Santé humaine et de la Beauté.

LA TRIADE


L’ACTION DU PISAD SE CONSTRUIT AVEC TROIS ACTEURS INDISSOCIABLE

L’AMAZONIE : ROYAUME DE LA BIODIVERSITÉ

La Nature étant mise en danger, nous concentrons nos actions dans les régions du monde où la diversité biologique est la plus importante : les forêts tropicales et équatoriales. Une vingtaine d’années de recherches et d’expérience sur le terrain nous permet de faire un constat réaliste : il n’y aura pas de sauvegarde de la Nature sans valorisation équitable de sa Biodiversité. Nous avons décidé de commencer ce programme de valorisation pour le développement durable dans la plus grande réserve biologique du globe : L’AMAZONIE.

LES ÍNDIOS : « DOCTEURS DE LA NATURE »

La Nature et l’Homme étant indissociables, il fallait nécessairement nous allier aux peuples natifs ayant la plus grande connaissance des ressources de la Forêt, dont une partie, bien que menacée, garde aujourd’hui encore une  “Culture de la Nature”  totalement préservée : l’Amazonie est la seule région au monde où près de 30% des indigènes n’ont pratiquement pas de contact, voire aucun contact, avec l’homme blanc et sont, de ce fait, exempts d’acculturation. Ils détiennent des savoirs sur les plantes médicinales essentiels pour la santé de l’Homme et de l’Environnement. Véritables  “Gardiens du Sanctuaire de la Biodiversité” , nous avons choisi d’agir avec eux : LES ÍNDIOS.

 

LES SCIENTIFIQUES : GARANTS DE LA VALORISATION ‘BIOTECH’

Le contexte actuel de la mondialisation venant renforcer notre ‘constat’, il s’est avéré vital et urgent de faire appel aux technologies occidentales capables de créer une valeur ajoutée à l’arbre debout bien supérieure à celle de l’arbre abattu : une stratégie qui offre une alternative économiquement viable et durable à la déforestation. Il fallait assurément impliquer les spécialistes des Biotechnologies étant à même de valoriser cette Biodiversité sur le terrain ; nous nous sommes donc engagés avec eux : Les SCIENTIFIQUES.

BIOPROSPECTION LÉGALE CONTRE BIOPIRATERIE

Loger, nourrir, vêtir, soigner, transporter une population croissante accroît la demande internationale d’accès aux ressources de la biodiversité, ce qui fait surgir le spectre d’une  “Ruée vers l’Or vert”  et d’une Biopiraterie ayant la mainmise sur l’opulente Nature et Biodiversité Amazonienne. La biopiraterie en son sens strict n’est pas la préhension des ressources naturelles, mais l’extraction clandestine et illégale d’échantillons de plantes envoyés à l’étranger et alimentant la recherche de nouveaux produits, souvent de synthèse, et sans qu’aucune production de richesse ne soit réalisée sur place. La biopiraterie  “commerciale” des ressources génétiques, par certains laboratoires et multinationales, participe elle aussi à la mise en danger de la biodiversité et de l’environnement Amazoniens et Atlantiques. Les biopirates et ceux qui les mandatent, tels les Avatars de James Cameron, souhaitent améliorer des traitements médicamenteux par la recherche de nouvelles molécules issues de la Forêt Amazonienne. Ils sont une insulte et une trahison à l’éthique scientifique car ils n’hésitent pas à organiser le pillage des ressources naturelles à leur seul profit, en se basant – ironie du sort – sur les avancées de la Science. Les Amazoniens, les Índios, les Scientifiques et les Industriels se trouvent, par ces pratiques, impliqués dans un paradoxe, voire un défi, capital : la biodiversité, aussi vitale qu’elle soit pour la Planète, pourrait disparaître à tout jamais au bénéfice de quelques biopirates.

Le manque à gagner dont la biopiraterie est responsable favorise directement la déforestation, l’orpaillage au mercure… parce qu’elle n’apporte pas de développement durable et équitable aux communes et territoires de ces régions dont les populations sont parmi les plus pauvres du monde.

Au contraire, la bioprospection légale permet de créer un biosourcing des plantes d’Amazonie ; mais, elle implique, en premier lieu, de pallier à la dissymétrie existant entre les Índios et les Scientifiques occidentaux qui eux ont accès aux services d’expertise juridique des structures de valorisation de la Recherche publique ou privée. C’est précisément l’une des fonctions du PISAD d’établir cet équilibre et de protéger juridiquement la valeur des savoirs traditionnels associés à la biodiversité, les droits de propriété intellectuelle et les créations développées en partenariat.